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En quoi les delphinariums sont-ils une pratique cruelle ?

En France, les delphinariums exhibent chaque année des cétacés en captivité, sous couvert d’apprendre au grand public à mieux les connaître et les protéger. Mais derrière cette pratique se cache un divertissement cruel, à l’impact terrible pour la vie des captifs…

L’industrie de la captivité : une menace constante pour les populations sauvages

L’infâme chasse à la baleine au Japon, au cours de laquelle les cétacés sont tués pour leur viande ou d’autres produits de consommation, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les orques, dauphins et belugas ont longtemps été pourchassés et capturés partout dans le monde pour être vendus à des aquariums ou parcs aquatiques, dans lesquels ils sont condamnés à passer le reste de leurs jours. Si la chasse aux cétacés à des fins de divertissement a été progressivement interdite dans de nombreux pays ces dernières décennies (par exemple au milieu des années 70 aux États-Unis), elle est toujours pratiquée aujourd’hui dans quelques régions du monde, notamment en Russie et au Japon. Ce sont ces pays qui alimentent aujourd'hui le marché des delphinariums à travers le globe. Durant la saison de chasse qui s’est terminée au Japon fin février, près de 600 dauphins ont été tués et près de 250 ont été gardés pour l’industrie de la captivité.

Les cétacés capturés sont rabattus en pleine mer par des flottes de bateaux de pêche, désorientés à l’aide de murs sonores et traînés sur des kilomètres d’océan dans des filets de pêche. « Si vous voyez ce qu'ils font, il ne faut pas un doctorat pour dire « c'est inhumain » », a déclaré la Dre Diana Reiss, spécialisée dans l’étude de l’intelligence des dauphins depuis plus de 40 ans, à l’association C’est Assez !. Selon des études récentes, les cétacés gardent des séquelles psychologiques graves de l’expérience traumatisante de leur poursuite et capture. D’ailleurs, ces séquelles s’appliquent aussi aux individus qui ont réussi à s’échapper ou ont été relâchés après la capture. Les cétacés sont des animaux éminemment intelligents et sociaux, qui souffrent énormément s’ils sont séparés de leur groupe ou qu’ils voient leurs congénères victimes des persécutions liées à la chasse. Le traumatisme est particulièrement grave pour les jeunes séparés de leurs mères, car ils n’ont que peu de chances de survivre sans elles.

Un environnement inadapté qui entraîne une mortalité précoce

Alors qu’à l’état sauvage, les cétacés parcourent de longues distances dans des habitats naturels complexes et variés, les individus en captivité sont confinés dans des bassins restreints, souvent traités au moyen de produits chimiques, empêchant l’inclusion de poissons vivants ou de plantes, ou tout autre élément stimulant nécessaire à leur bien-être et à leur développement.

Séparés des autres membres du groupe, avec lesquels ils entretiennent par nature des liens très forts, les cétacés en captivité doivent bien souvent partager leur bassin avec des individus issus de familles, de régions, d’espèces ou de sous-espèces variées. Chez les orques femelles en captivité, les grossesses sont souvent précoces et beaucoup plus fréquentes qu’à l’état sauvage, car induites par l’action humaine (insémination artificielle). Alors que les jeunes orques sauvages restent avec leur mère pour la vie, celles en captivité sont parfois séparées de leurs mères dès l’âge d’un an, soit délibérément, soit parce que celles-ci meurent prématurément.

Selon une étude réalisée en 2019 par le Whale Sanctuary Project, 5 facteurs majeurs contribuent au stress chronique des orques détenues en captivité : le confinement, les nombreuses perturbations sensorielles inhabituelles, les tensions sociales par rapport aux autres individus présents dans le bassin, l’absence de contrôle sur leur vie, et enfin l’ennui. En résultat aux pressions physiologiques et psychologiques auxquels ils sont soumis dans cet environnement inadapté, les cétacés captifs à travers le monde présentent des signes de dépression, d’apathie et d’anxiété, un manque de motivation et des troubles d’ordre alimentaire ; tout cela augmente considérablement les risques de décès prématurés.

Exemples d’orques et dauphins morts en captivité

Il y a actuellement 59 orques en captivité dans des parcs marins et aquariums à travers le monde. Selon l’ONG Orca Project Corp., 70 orques sont nées en captivité dans le monde depuis 1977, et 37 d’entre elles sont aujourd’hui décédées.

L’orque Freya n’est pas née en captivité, mais a été capturée en Islande en 1982, à l’âge de 2 ans, et retenue en captivité au Marineland d’Antibes. De 1991 à 2003, elle a fait quatre fausses couches en captivité. À l’âge de 26 ans, l’anxiété et l’ennui ayant évolué en agressivité, Freya a entraîné sa dresseuse sous la surface pour essayer de la noyer, sans succès. Elle est morte le 20 juin 2015, à l’âge de 35 ans, des « suites d’une longe maladie » selon le communiqué officiel du parc. Son fils Valentin, né en 1996, est mort seulement quelques mois après elle à l’âge de 19 ans. À l’âge de 12 ans, lui aussi avait tenté d’attaquer son dresseur.

Plus récemment, en janvier 2019, Kayla, orque femelle née en captivité, est décédée à SeaWorld Orlando à l’âge de 30 ans – une durée de vie record pour une orque née en captivité, mais très courte par rapport aux orques sauvages, qui peuvent vivre jusqu’à 50, voire 80 ans. Kayla avait été séparée de sa mère à l’âge de 11 mois et transférée à 4 reprises dans les différents parcs appartenant à SeaWorld à travers les Etats-Unis.

Théa est un dauphin femelle née en captivité au Breeding Dolphin Farm de Harderwijk (Pays-Bas). Arrivée au parc animalier Planète Sauvage (Port-Saint-Père, près de Nantes) en 2009, elle est morte deux ans plus tard, à l’âge de 19 ans. La cause de sa mort reste « indéterminée », mais elle avait arrêté de s’alimenter pendant quelques jours et est morte subitement, ce qui laisse supposer un possible suicide. Dans la nature, elle aurait pu vivre jusqu’à plus de 50 ans.

 

 

Afin d’aider à mettre fin à ce divertissement cruel, déjà interdit dans plusieurs pays d’Europe, Lush et C’est Assez !,  association française qui lutte contre les massacres et la captivité des cétacés, vous invitent à signer la pétition « Delphinarium, c’est assez ! » entre le 29 juillet et le 4 août 2019.

La pétition demande l’interdiction de la reproduction des cétacés en captivité afin d’amorcer la fin de cette exploitation, et la création de baies marines pour la réintroduction des dauphins, orques et belugas sauvés de leur calvaire.

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